Les Devineresses fables de La Fontaine
Comptine pour enfants
Nouvelles comptines enfants
Rechercher une comptine
Comptines populaires
Berceuses pour enfants
Chansons pour enfants
Chants de noël
Comptines animaux
Comptines fêtes
Comptines de maternelle
Comptines pour bébé
Comptines jeu de doigts
Comptines à nombres
Comptines à chanter
Comptines en anglais
Comptines en allemand
Comptines en italien
Comptines en espagnol
Comptines de noël
Fables de La Fontaine
Fables
Chansons Disney
Contes enfants
Histoires enfants
Chansons série télé
Coloriage
Paroles chansons enfants
Jeux loisirs enfants
Carte anniversaire gratuite
Sites pour enfants
Partenaires

 

Les Devineresses

fables de La Fontaine

Les Devineresses fables de La Fontaine

Les Devineresses fables de La Fontaine



Les Devineresses



C'est souvent du hasard que naît l'opinion ;
Et c'est l'opinion qui fait toujours la vogue.
Je pourrais fonder ce prologue
Sur gens de tous états ; tout est prévention,
Cabale, entêtement, point ou peu de justice :
C'est un torrent ; qu'y faire ? Il faut qu'il ait son cours.
Cela fut et sera toujours.
Une femme à Paris faisait la Pythonisse.
On l'allait consulter sur chaque événement :
Perdait-on un chiffon, avait-on un amant,
Un mari vivant trop, au gré de son épouse,
Une mère fâcheuse, une femme jalouse ;
Chez la Devineuse on courait,
Pour se faire annoncer ce que l'on désirait.
Son fait consistait en adresse.
Quelques termes de l'art, beaucoup de hardiesse,
Du hasard quelquefois, tout cela concourait :
Tout cela bien souvent faisait crier miracle.
Enfin, quoique ignorante à vingt et trois carats,
Elle passait pour un oracle.
L'oracle était logé dedans un galetas.
Là cette femme emplit sa bourse,
Et sans avoir d'autre ressource,
Gagne de quoi donner un rang à son mari :
Elle achète un office, une maison aussi.
Voilà le galetas rempli
D''une nouvelle hôtesse, à qui toute la ville,
Femmes, filles, valets, gros Messieurs, tout enfin,
Allait comme autrefois demander son destin :
Le galetas devint l'antre de la Sibylle.
L'autre femelle avait achalandé ce lieu.
Cette dernière femme eut beau faire, eut beau dire,
Moi devine ! on se moque ; Eh Messieurs, sais-je lire ?
Je n'ai jamais appris que ma croix de par-dieu.
Point de raison ; fallut deviner et prédire,
Mettre à part force bons ducats,
Et gagner malgré soi plus que deux Avocats.
Le meuble et l'équipage aidaient fort à la chose :
Quatre sièges boiteux, un manche de balai,
Tout sentait son sabbat et sa métamorphose :
Quand cette femme aurait dit vrai
Dans une chambre tapissée,
On s'en serait moqué ; la vogue était passée
Au galetas ; il avait le crédit :
L'autre femme se morfondit.
L'enseigne fait la chalandise.
J'ai vu dans le Palais une robe mal mise
Gagner gros : les gens l'avaient prise
Pour maître tel, qui traînait après soi
Force écoutants ; demandez-moi pourquoi.




Lue 3008 fois !


Commentaires sur cette comptine :

--> Pas de commentaires actuellement alors n'hésitez pas à nous laisser un commentaire sur cette page.

Vous avez un commentaire sur cette comptine ou une suggestion alors n'hésitez pas à nous laisser un commentaire sur cette page.


Les Devineresses fables-de-la-fontaine
Les Devineresses fables-de-la-fontaine
 

 

    Classement de sites - Inscrivez le vôtre!