Le Mari, la Femme, et le Voleur fables de La Fontaine
Comptine pour enfants
Nouvelles comptines enfants
Rechercher une comptine
Comptines populaires
Berceuses pour enfants
Chansons pour enfants
Chants de noël
Comptines animaux
Comptines fêtes
Comptines de maternelle
Comptines pour bébé
Comptines jeu de doigts
Comptines à nombres
Comptines à chanter
Comptines en anglais
Comptines en allemand
Comptines en italien
Comptines en espagnol
Comptines de noël
Fables de La Fontaine
Fables
Chansons Disney
Contes enfants
Histoires enfants
Chansons série télé
Coloriage
Paroles chansons enfants
Jeux loisirs enfants
Carte anniversaire gratuite
Sites pour enfants
Partenaires

 

Le Mari, la Femme, et le Voleur

fables de La Fontaine

Le Mari, la Femme, et le Voleur fables de La Fontaine

Le Mari, la Femme, et le Voleur fables de La Fontaine



Le Mari, la Femme, et le Voleur



Un Mari fort amoureux,
Fort amoureux de sa Femme,
Bien qu'il fût jouissant, se croyait malheureux.
Jamais oeillade de la Dame,
Propos flatteur et gracieux,
Mot d'amitié, ni doux sourire,
Déifiant le pauvre Sire,
N'avaient fait soupçonner qu'il fût vraiment chéri.
Je le crois, c'était un mari.
Il ne tint point à l'hyménée
Que content de sa destinée
Il n'en remerciât les Dieux ;
Mais quoi ? Si l'amour n'assaisonne
Les plaisirs que l'hymen nous donne,
Je ne vois pas qu'on en soit mieux.
Notre épouse étant donc de la sorte bâtie,
Et n'ayant caressé son mari de sa vie,
Il en faisait sa plainte une nuit. Un voleur
Interrompit la doléance.
La pauvre femme eut si grand'peur
Qu'elle chercha quelque assurance
Entre les bras de son époux.
Ami Voleur, dit-il, sans toi ce bien si doux
Me serait inconnu. Prends donc en récompense
Tout ce qui peut chez nous être à ta bienséance ;
Prends le logis aussi. Les voleurs ne sont pas
Gens honteux, ni fort délicats :
Celui-ci fit sa main. J'infère de ce conte
Que la plus forte passion
C'est la peur : elle fait vaincre l'aversion,
Et l'amour quelquefois ; quelquefois il la dompte ;
J'en ai pour preuve cet amant
Qui brûla sa maison pour embrasser sa Dame,
L'emportant à travers la flamme.
J'aime assez cet emportement ;
Le conte m'en a plu toujours infiniment :
Il est bien d'une âme Espagnole,
Et plus grande encore que folle.




Lue 2942 fois !


Commentaires sur cette comptine :

--> Pas de commentaires actuellement alors n'hésitez pas à nous laisser un commentaire sur cette page.

Vous avez un commentaire sur cette comptine ou une suggestion alors n'hésitez pas à nous laisser un commentaire sur cette page.


Le Mari, la Femme, et le Voleur fables-de-la-fontaine
Le Mari, la Femme, et le Voleur fables-de-la-fontaine
 

 

    Classement de sites - Inscrivez le vôtre!